L’instructeur d’arts martiaux, le sifu Marcel Croteau, lance les inscriptions pour les cours de kung-fu qu’il donnera au centre-ville d’Amqui.
Celui qui cumule plus de 50 ans d’expérience dans les arts martiaux s’est doté d’un local, au 64 rue du Pont, pour y donner ses cours.
« Ça s’est fait assez vite. Je cherchais des locaux, je n’en trouvais pas. Puis, j’ai pensé à ce local-ci, où j’avais déjà donné un stage, il y a trois ans. J’ai contacté la propriétaire, celle qui est responsable du local, nous avons fait des arrangements et les cours vont commencer ici, bientôt. »
En effet, les inscriptions sont prévues la fin de semaine du 12 et du 13 septembre, tandis que le début des cours est prévu pour le mardi suivant. Ce seront des cours mixtes, pour des élèves de 13 ans et plus.
En quoi consistent des cours d’arts martiaux? Monsieur Croteau explique que la ressemblance entre des cours et des films cultes de kung-fu s’élève tout au plus à 10 %.
« Le kung-fu est un art martial comme le karaté et le taekwondo. C’est de l’autodéfense et quand il faut avoir recours à l’autodéfense, ce n’est pas la joie. On apprend donc les techniques de jambes, les coups de pied, les placements, les techniques avec les mains, le poing, les doigts. Ce sont des routines, dans des cours deux à trois fois par semaine. Les élèves viennent s’entrainer, ils progressent et les techniques deviennent de plus en plus efficaces. »
Contrer l’intimidation
Dans un article, paru dans l’édition du mercredi 8 avril de L’Avant-Poste, l’instructeur dévoilait qu’il avait comme projet d’instaurer un programme d’arts martiaux dans les écoles, pour freiner l’intimidation.
Ce projet est toujours d’actualité, mais il sera question d’un groupe à part, qui ne se mélangera pas au groupe des cours réguliers.
« En principe, dans les cours réguliers, les élèves sont rarement des personnes qui sont violentes ou agressives. C’est plutôt le contraire. Tandis que pour l’autre programme, celui qui va se faire en collaboration avec la polyvalente et pour lequel j’ai une rencontre de prévue à la mi-septembre, ce sera un programme spécifique, pour des élèves qui ont de l’agressivité, qui ont subi de la violence. C’est différent. La discipline y sera plus stricte. Les valeurs devront être respectées, parce que les jeunes qui ont un trouble de comportement, la discipline et les valeurs sont vues d’un œil différent. Cependant, quand c’est présenté par un instructeur d’arts martiaux, c’est un peu plus accepté. »
Il sera possible d’en savoir plus par après.
« Pour ce groupe, il y a un travailleur de rue d’Amqui qui m’aide. Il s’appelle Étienne Tardif, il est très connu dans le coin. C’est sûr que ce projet me tient à cœur, mais ce n’est pas ma décision, tandis qu’ici, pour les cours réguliers, c’est moi qui décide. »
Pour participer aux cours réguliers
Les inscriptions pour les cours réguliers auront lieu sur place, au local d’arts martiaux (64 rue du Pont, Amqui) le samedi 12 septembre et le dimanche 13 septembre, de 10 h à 13 h.
Monsieur Croteau précise cependant qu’une fois les cours débutés, les inscriptions se feront à l’année. En date du 1er septembre, quelques personnes lui avaient déjà manifesté leur intérêt à s’inscrire. Une quinzaine d’élèves pourront prendre part au cours régulier, mais l’instructeur, conscient que le groupe perdra quelques élèves au fil des semaines, est prêt à en accepter 20.
« Les arts martiaux, ce n’est pas comme de la danse ou une activité sociale. Dans la première année, on peut perdre jusqu’à 90 % des élèves, c’est normal, parce que les jeunes essaient et puis ça clique ou non. Il faut aussi que ça clique avec l’instructeur, parce que mon approche peut être différente de celle d’un autre instructeur. Ce n’est pas comme à l’école, les jeunes sont obligés de rester dans la classe, mais pas ici. »
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