C’était il y a 10 ans
Le gazebo du parc intergénérationnel de Saint-Moïse. Photo Véronique Bossé
En cette première parution du mois de septembre 2026 de L’Avant-Poste, voici quelques-uns des grands titres de l’actualité matapédienne qui retenaient l’attention dans la région, il y a 10 ans.
Ces informations proviennent tout droit des archives de L’Avant-Poste, datant de septembre 2016.
Un lieu rassembleur
Il y a 10 ans, Saint-Moïse était sur le point de voir naitre son parc intergénérationnel, sur le terrain du 15, rue Fraser.
Quelques mois plus tôt, la municipalité avait reçu la confirmation de son financement de la part de Québec, pour ce projet qui était dans les cartons depuis quatre ans au moment de sa réalisation.

Le parc représentant un investissement d’environ 110 000 $, la part du gouvernement provincial s’élevait à 75 000 $. Celle de la municipalité était à la hauteur de 20 %, tandis que l’aide de la MRC, via l’ancien Pacte rural, lui permettait une contribution de 10 000 $.
Parmi les installations du parc, l’article d’archives fait notamment mention d’un gazebo, de quatre exerciseurs pour ainés, ainsi que d’un module de jeux pour enfants.

Ce parc, qui a vu le jour il y a dix ans, avait comme objectif de combler un besoin au sein de la communauté, en créant un lieu de rencontres, dans un endroit qui saurait être rassembleur pour la population, comme l’indiquait le président du comité de développement de Saint-Moïse, Roger Nadeau.
La Fabrique de Saint-Tharcisius confrontée à de nouveaux défis
Si le sort de l’église de Saint-Tharcisius était en suspens, il y a dix ans, la Fabrique s’affairait à y effectuer des rénovations qui permettraient la pérennité du lieu de culte.
Après avoir eu fait les travaux de réparation de la toiture de l’église, en juillet 2016, la Fabrique projetait de remplacer le revêtement extérieur du bâtiment.
Une rencontre citoyenne, qui prendrait fort probablement place en novembre, était prévue afin de dresser une liste de solutions qui permettrait d’embellir l’édifice.

La secrétaire de la Fabrique, Germaine Gagné, indiquait que plusieurs scénarios étaient envisagés.
« Plusieurs bardeaux de cèdre sont à changer. Des gens nous disent de garder le même matériel et d’autres de mettre le tout en vinyle. On veut voir avec nos paroissiens et on veut que ce soit durable. »
Fréquentation record au Camp musical
En septembre 2016, les administrateurs du Camp musical du lac Matapédia dressaient un bilan positif de leur plus récente saison d’activités, où le camp affichait complet pour l’ensemble de ses sessions.
Toutes les activités de musique, danse et théâtre destinées aux jeunes de 6 à 17 ans ont été maintenues et le Camp musical avait battu tous les records avec la participation de nombreux jeunes en provenance de tout le Québec. Pour une deuxième année consécutive, toutes les sessions affichaient complet et plusieurs inscriptions avaient dû être placées sur une liste d’attente. Plus d’une cinquantaine de campeurs provenaient de La Matapédia.
En plus des activités de formation, le camp avait présenté au cours de la saison estivale une dizaine de concerts gratuits, permettant d’attirer au total près de 900 personnes.
La directrice générale du Camp, Julie Quimper, attribuait la réussite de cette saison aux personnes qui s’y étaient impliquées.

« Le succès de cette 19e saison repose entièrement sur la formidable équipe d’enseignants, d’animateurs et d’employés de soutien. Rien ne serait possible également sans la contribution extraordinaire des bénévoles. »
L’article, daté du 7 septembre, soulevait aussi que le fort achalandage venait avec son lot de contraintes, qui faisaient en sorte que l’organisme se retrouvait à l’étroit. Pour y remédier, les administrateurs du Camp musical travaillaient à l’élaboration d’un projet d’amélioration des infrastructures.

Rappelons que l’institution culturelle sayabécoise a annoncé sa fermeture en mars 2020, en raison d’un contexte financier difficile.
Desjardins ferme son point de service de Saint-Damase
Dans un article daté du 14 septembre 2016, il est rapporté que la Caisse Desjardins Mont-Joli-Est de La Mitis confirmait son intention de fermer de façon définitive son point de service de Saint-Damase, en date du 31 décembre 2016.
Une centaine de membres de l’institution financière s’était présentée à l’assemblée portant sur cette question. Le président du conseil d’administration de la Caisse, Hugues Fortin, avait précisé dès le début de la rencontre qu’il s’agissait d’une séance d’information et non d’une séance de consultation.

Monsieur Fortin avait également fait valoir à l’assemblée que seulement 3 % des transactions avaient été effectuées au comptoir caissier d’un point de service Desjardins en 2015 et que ce chiffre atteignait 6 % pour les opérations au guichet automatique.
« Plus spécifiquement, dans notre Caisse, 94 % des transactions se font dans la zone automatisée, hors des neuf comptoirs caissiers. »
Il soulevait également que pour être rentable, les succursales Desjardins devaient se maintenir au-delà d’un seuil critique de 1500 transactions par mois, alors qu’en moyenne, 790 transactions étaient effectuées mensuellement au point de service de Saint-Damase.
Parmi les mesures d’accompagnements offertes par la Caisse en prévision de la fermeture se trouvaient notamment des rencontres individuelles avec les membres et une entente à venir avec un commerce local. Lors de la période de questions, le maire de l’époque, Jean-Marc Dumont, avait présenté une pétition signée par 113 membres de la coopérative qui transféreraient leurs obligations à d’autres institutions, lorsque Desjardins quitterait Saint-Damase. Monsieur Dumont n’a pas non plus caché son mécontentement face à la situation.
« Vous avez lâché les membres âgés, sans automobiles et sans connaissances informatiques et vous appelez cela de la coopération ? Vous avez commencé à choisir vos membres…»
Même son de cloche de la part des membres qui étaient sur place pour dénoncer la fermeture, dont Martine Lavoie.
« Les gens de Saint-Damase sont déçus du Mouvement Desjardins et de votre façon de faire la fermeture. J’avais une liste de solutions à vous offrir, mais vous m’annoncez que vous n’en voulez pas », déplorait Mme Lavoie.
La MRC va de l’avant avec le nouveau centre administratif
Un article de l’édition du 21 septembre 2016 de L’Avant-Poste fait part de la décision unanime du conseil de la MRC de La Matapédia de poursuivre les prochaines étapes menant à la construction d’un nouveau centre administratif.
Le mois précédent, le conseil — qui logeait dans l’école Sainte-Ursule — avait rencontré le Centre de services scolaire des Monts-et-Marées — alors la Comission scolaire des Monts-et-Marées (CSMM) — pour discuter des options disponibles pouvant répondre aux besoins de la MRC sur le territoire de la Ville d’Amqui.

« Le rapport des architectes est sans équivoque. L’option d’une nouvelle construction est celle qui est la plus avantageuse financièrement, et ce, au bénéfice des municipalités locales et des usagers de la MRC », indiquait la préfète Chantale Lavoie, qui occupe toujours le poste.
Le projet de construction nécessitait toutefois une modification au règlement de zonage de la Ville d’Amqui, qui, pour sa part, souhaitait que la MRC considère sérieusement l’option de demeurer locataire de l’école Sainte-Ursule, plutôt que d’aller de l’avant avec une nouvelle construction qui prendrait place sur un terrain commercial situé en bordure de la route 132. Une résolution présentée par le conseiller Pierre D’Amours stipulait d’ailleurs que « La Ville d’Amqui désire prendre le temps de réfléchir à l’orientation qu’elle souhaite donner ou conserver pour le terrain convoité, qui possède un potentiel commercial important. »
10 ans plus tard, à la vue du centre administratif de la MRC de La Matapédia, localisé au 420, route 132 ouest à Amqui, force est de constater que la Ville et la MRC sont parvenues à trouver une entente.
Pascal Bérubé veut faire changer le nom de sa circonscription
Une brève du journal du 14 septembre 2016 stipule que Pascal Bérubé s’adresserait de nouveau à la Commission de la représentation électorale afin de faire changer le nom de sa circonscription pour celui de Matane-Matapédia-Mitis.

« Il y a trois MRC et deux sont représentés dans le nom et pas la troisième. Pourtant, La Mitis compte maintenant plus de population que La Matapédia. C’est un nom qui est dans la toponymie abondamment que ce soit la MRC, la rivière, de multiples utilisations et c’est une façon de reconnaitre notre région », commentait le député qui avait déjà essuyé deux refus de la part de la Commission de la représentation électorale.
Son souhait se sera finalement réalisé, 10 ans plus tard, alors que la personne qui sera élue dans la circonscription le 5 octobre portera pour la première fois de l’histoire, le titre de député ou de députée de Matane-Matapédia-Mitis.
« Cette erreur historique est maintenant réparée avec un projet de loi privé que j’ai déposé et qui a été adopté à l’unanimité. Non seulement on sauve le comté, mais on garde La Mitis unie et on va nommer, dans les lieux de pouvoirs, quand ça compte, La Mitis », déclarait M. Bérubé lors de son investiture en juin 2026.
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