Sainte-Marguerite-Marie

La relève, un vent de fraîcheur

Par Nayeli Chavez , Nayeli Chavez 12:46 PM - 28 août 2026
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À droite, Sylvie Chiasson, accompagnée de sa sœur Jacynthe et de son petit-fils de six ans. Photo Nayeli Chavez

Dans cette série, L’Avant-Poste présentera quelques municipalités de la MRC de La Matapédia qui ont moins d’apparitions dans les nouvelles. Cette semaine, nous avons visité Sainte-Marguerite-Marie, située à l’extrémité Est du territoire de la MRC. Avec ses 175 habitants, c’est la plus petite municipalité de La Matapédia. 

Mairesse depuis 2005, maintenant à son dernier mandat, la mairesse Marlène Landry vante quelques projets réalisés : le Parc intergénérationnel Bel-Air inauguré le 24 juin 2007, l’achat d’une génératrice de 94 kW en 2013, la construction d’une patinoire en 2015 et son agrandissement en 2024, la construction d’un jumelé en 2022, puis l’espace nourricier, débuté en 2023.

D’ailleurs, Mme Landry informe qu’un deuxième projet de jumelés pourrait voir le jour et loger deux autres retraités, afin de leur permettre de rester vivre dans la municipalité.

La mairesse Marlène Landry, accompagnée de Marilyn Dumais. Photo Nayeli Chavez

Près du parc, Sylvie et Jacynthe Chiasson récoltent les petits fruits de l’espace nourricier. Elles ont grandi ici. Depuis le début de l’été, l’aînée des deux sœurs garde son petit-fils, qui dit bien aimer ses vacances. Il est l’un des rares enfants à se promener dans les rues. À Sainte-Marguerite-Marie, on compte environ une quinzaine d’enfants. 

Au centre de tout se trouve la coopérative solidaire, ouverte en 2017, où les Margueritiens et Margueritiennes ont accès à une salle pour la bibliothèque, l’église, la salle communautaire, le restaurant Relais, le bureau de poste et le bureau municipal. 

Autrefois, cet établissement était une école. « Dans les années 70, il y avait beaucoup d’enfants ici », s’exclame Sylvie Chiasson, en expliquant qu’il y a déjà eu trois écoles. Elle ajoute que leur sœur était la dernière enseignante en poste, avec seulement six élèves. 

Des livres ont été fabriqués pour le 50e et 75e anniversaire de la municipalité. Photo Nayeli Chavez

Aujourd’hui, quelques familles reviennent retrouver leurs racines, racontent les deux sœurs. « Il y a aussi des gens qui viennent d’ailleurs et qui achètent des maisons de Sainte-Marguerite. Il y a plusieurs familles qu’on ne connait même pas », mentionne Jacynthe Chiasson. 

Jacynthe termine en encourageant les gens à venir s’installer à Sainte-Marguerite-Marie, qui est seulement à une quinzaine de minutes de Causapscal. « Il y en a qui habitent à Rimouski et vont magasiner à Québec ! Nous, on est proches des autres villes. »

Au moins, l’hiver, la Municipalité organise des activités, ce qui encourage les gens à se rencontrer et à se réunir.

Elle donne l’exemple de Marilyn, une jeune femme impliquée qui dirige beaucoup d’activités, comme le concours d’aménagement de fleurs, la semaine de la municipalité, puis un concours de photographie, entre autres. 

Le regard de nouveaux arrivants

Justement, Marilyn Dumais a acheté sa demeure il y a six ans, un peu avant la pandémie. Originaire de Saint-Lin–Laurentides, le projet était simplement de se procurer un chalet. Son père a grandi à Lac-au-Saumon et est parti il y a 16 ans, mais a décidé de suivre sa fille lorsqu’il a appris qu’elle revenait dans le coin. Elle a donc acheté deux maisons. 

Il y a deux ans, l’arrivée de Mme Dumais a permis à l’ancienne employée de la poste, âgée de 80 ans, de prendre sa retraite. « Ça faisait 50 ans qu’elle était ici. »

Au moment où elle raconte cela, son amie Vicky Gauvin entre dans la pièce. Mme Gauvin est arrivée il y a cinq ans, après avoir été engagée comme sergente à la protection de la faune.

Vicky Gauvin (à droite) rend visite à son amie Marilyn Dumais, qu’elle n’a pas vue depuis une semaine. Photo Nayeli Chavez

Après avoir vécu à Québec et Drummondville, elle a souhaité vivre du changement. « C’est ce que je voulais, les montagnes, la nature. Je pars de chez nous en quatre roues et ça me prend deux minutes avant d’être dans la forêt. »

Comme dans tout village, ce qui est le plus marquant pour les gens de l’extérieur, c’est la proximité entre chacun. Marilyn Dumais se souvient de ses premiers jours dans la municipalité. « Les voisins sont venus me voir en me demandant si j’avais besoin d’outils ou d’autre chose. » Tout le contraire de la ville, dit-elle, où les gens n’osent pas croiser le regard des autres.

« Je n’étais même pas arrivée et tout le monde savait déjà que j’étais la nouvelle garde de chasse, rapporte Vicky Gauvin. Tout se sait. »

Toutefois, cela peut parfois devenir un désavantage. En effet, des voisins sont déjà allés chez elle pour poser des questions en lien avec son travail et des réglementations sur la chasse. « Je suis en congé », dit-elle en riant.

La factrice remarque que les gens sont moins stressés, ici. « En ville, c’est performe, performe, performe. » À Sainte-Marguerite-Marie, elle est encouragée à prendre son temps.

Dans deux ans, la municipalité rejoindra le club des 100 ans. D’ailleurs, les préparatifs commencent peu à peu 

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