Saint-Moïse est la porte d’entrée de La Matapédia, à l’extrémité ouest du territoire de la municipalité régionale de comté. C’est aussi la plus ancienne des 18 municipalités de la MRC, sa fondation datant de 1873, ce qui lui donne l’âge vénérable de 153 ans.
Selon le maire, Patrick Fillion, ce sont les 540 habitants de l’endroit qui font la fierté de Saint-Moïse, par leurs grands cœurs, leur dévouement et leur implication bénévole.
« Nos deux organismes les plus actifs sont le Comité sportif et le Club des 50 ans et plus. »
D’ailleurs, un peu moins d’un tiers de la population de Saint-Moïse est âgée de 65 ans et plus.
« On a aussi des bénévoles pour la bibliothèque qui font un travail formidable. »
Monsieur Fillion considère qu’il est avantageux de s’installer à Saint-Moïse, notamment dans la mesure où la municipalité occupe une place centrale.
« Une personne qui veut aller à Mont-Joli, Amqui, Rimouski ou Matane, est au centre des quatre endroits en résidant à Saint-Moïse. La distance est à peu près toujours la même. On offre aussi des infrastructures à nos citoyens. Par exemple, ils peuvent louer la salle municipale à un prix très abordable. L’accès à la patinoire est toujours gratuit aussi. Ce sont plein de petits avantages dans le genre dont on peut se prévaloir en habitant dans une petite municipalité comme celle de Saint-Moïse. »
Le maire estime qu’un fort sentiment d’appartenance, ressenti au sein de la population, contribue à y garder ses citoyens.
« Je parle surtout pour moi, mais je sais que beaucoup de gens ont ce sentiment d’appartenance envers la municipalité. C’est pareil pour mes amis qui ont mon âge : on a grandi ici, on est allé à l’école ici, on y a fait des activités, on a participé au carnaval, donc c’est un sentiment d’appartenance qui est très élevé. »
Accueillante, rassembleuse, fière : ce sont trois qualificatifs que le maire de Saint-Moïse utiliserait pour décrire sa municipalité.
C’est son attachement envers Saint-Moïse, où il vit depuis son enfance, qui l’a mené à se présenter comme maire.
« Je voulais travailler pour garder la municipalité à flot, y organiser de belles activités et essayer de développer l’endroit. Il arrive qu’on puisse avoir de beaux rêves, mais avec les règlements qu’on doit suivre, on a toujours des bâtons dans les roues, à un moment où à un autre. On fait ce qu’on peut avec ce que nous avons, mais nous avons de beaux projets qui sont prévus. Ça ne se voit pas, mais Saint-Moïse a été parmi les premières municipalités a avoir l’aqueduc. Comme ça fait un moment, on est obligé de le remettre à jour. Les millions qu’on place dans ce projet ne peuvent pas être mis ailleurs. »
Le conseil municipal travaille aussi à la relance des services religieux dans son église, dont l’arrêt a été en partie causé par un problème de chauffage.
« Ça va bon train pour régler ce problème, mais il reste que c’est la même chose partout : il est difficile de trouver un prêtre ou un curé. »
Plus de 150 ans d’histoire
Les célébrations du 150e anniversaire ont eu lieu du 20 au 23 juillet 2023. Le maire, Patrick Fillion, se souvient que la météo n’était pas au rendez-vous, mais que les gens l’étaient.
« Ici, le monde embarque. Les anciens reviennent toujours, mais les nouveaux s’impliquent aussi. C’est ce que Paul Lepage, qui a été maire de Saint-Moïse pendant longtemps, mentionnait en entrevue pendant le 150e. »
Il estime qu’entre 1500 et 2000 personnes ont pris part à la fête.
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