« J’aime ce que tu fais ! »
Une découpe peut prendre 20 minutes à effectuer. Photo Nayeli Chavez
Même si ses vidéos ont été virales à l’international, Pierre-Luc Gauthier trouve que son travail n’est pas assez reconnu dans La Matapédia et ses alentours.
Depuis trois ans, le créateur de Brikologik collabore avec le festival MetalAgora pour les trophées des concours de performances à la guitare et à la batterie. Il trouve cela fameux, puisque ceux qui reçoivent les trophées s’en réjouissent.
Cependant, il a aussi fourni 150 épinglettes à l’effigie du festival, dont les 100 premières étaient données aux premiers acheteurs de vêtements à l’image du festival et 50 pour les bénévoles.
Un code QR a été ajouté pour gagner des abonnés. « Ça a généré deux abonnés », se désole-t-il.
Le charpentier-menuisier de formation sait que le public cible n’est pas le même sur sa page et au festival MetalAgora, qui a eu lieu à Amqui, le 8 août.
Néanmoins, cela ne le laisse pas indifférent.
« C’est surtout décevant, compte tenu de la charge de travail. J’ai dû mettre 25 h là-dedans. »
Malgré tout, il admet avoir beaucoup de demandes de commandites, comme pour le club de volleyball et un refuge pour animaux. « Je passe vite à autre chose, ça fait une anecdote », se console-t-il.
Récemment, il a créé les médailles et trophées qui été décernés lors de la compétition amicale des pompiers et pompières, le 22 août.

« Mon plan, c’est de conquérir le Québec »
En plus du temps qu’il passe dans son atelier, Pierre-Luc Gauthier est monteur vidéo pour la compagnie de création numérique. De ce fait, il comprend quel type de vidéo a les moyens d’être viral.
« Mes vidéos attirent à l’international, mais pas ici. Quelque chose ne fonctionne pas, je ne fais pas de présence à la caméra. » Il mentionne que plusieurs disent admirer son travail et n’hésitent pas à lui en faire part lorsqu’ils se rencontrent, mais ce soutien ne se reflète pas sur les réseaux sociaux.
Plagiat ?
Sur la boutique en ligne de Brikologik, il est possible d’acheter des plans d’œuvres à reproduire. Depuis quelque temps, M. Gauthier suspecte que quelques-uns de ses clients en profiteraient pour créer leur propre contenu, sans lui donner le crédit.
« Pour moi, c’est une forme de respect. J’ai fait la même chose pour les épinglettes et j’ai demandé à l’artiste, qui est en France. »
Il aurait essayé d’entrer en contact avec une autre personne, de Gatineau, qui créerait des vidéos semblables aux siennes, avant de se faire bloquer. Il exprime d’ailleurs qu’il a l’intention d’exposer la situation si cela se reproduit une fois de plus.
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