Annika Landry, du Service animalier du même nom, basé à Saint-Damase dans la MRC de La Matapédia, lance l’idée de faire venir la Société Protectrice des Animaux (SPA) mobile du Québec dans la région l’an prochain, afin d’offrir aux personnes défavorisées ou à faibles revenus, la possibilité de faire stériliser leur compagnon félin.
Dans une vidéo publiée sur sa page Facebook, Mme Landry estime qu’un montant d’environ 15 000 $ serait nécessaire pour permettre la venue de la SPA mobile.
« Mon but serait d’amasser les sous d’ici l’année prochaine, en organisant des événements ou autres choses, pour amasser les fonds et offrir des stérilisations [de chats] aux personnes défavorisées ou à faibles revenus. »
Elle estime que la venue de la SPA mobile pourrait permettre la réalisation d’environ 35 stérilisations, voire plus si plusieurs mâles font partie du lot.
« Je pense que ça serait une très belle idée pour la région, pour éviter justement toutes les portées ou tous les problèmes reliés aux hormones chez les chats. »
Propriétaire du seul refuge animalier à couvrir le territoire de la MRC de La Matapédia, Annika Landry est bien au fait des problématiques reliées aux surpopulations félines.
Elle aborde souvent la question sur sa page Facebook, en soulignant que la stérilisation réduit les risques de maladie et de fugues, en plus d’augmenter le bien-être de l’animal et d’éviter des naissances non désirées. Un aspect particulièrement important, dans un contexte où les refuges sont souvent pleins.
« Je lance cette bouteille à la mer. Je recherche des gens qui seraient motivés à organiser des événements. Des entrepreneurs qui ont des services ou des produits, qui accepteraient qu’un certain pourcentage des ventes aille pour le refuge ou pour ce projet. Mon but serait d’amasser le plus d’argent possible. À ce moment-là, la balance serait déduite de la facture. Par exemple, si on amasse 10 000 $, qu’on divise ce montant par le nombre de chats à stériliser et que le coût est de 50 $ pour les familles, ce sera déjà mieux que les frais de 300 $ ou 400 $, comme ça coûte présentement. »
Mme Landry propose de s’occuper de tout ce qui concerne la venue de l’unité mobile.
« Je me charge de l’organisation, je me charge de la paperasse, de l’endroit, de loger les vétérinaires, etc., mais j’ai vraiment besoin de l’aide de la population, parce que je crois que c’est une idée qui peut toucher tout le monde. Ce serait bien que tout le monde se donne la main pour un projet comme celui-là. »
Elle rappelle que l’union fait la force.
« Seule, c’est plus compliqué pour moi, mais si on s’y met tous ensemble, que plusieurs entrepreneurs embarquent, ça sera plus facile. Ça peut être pour des tirages de chèques-cadeaux, une soirée bingo, un souper-spaghetti, ça peut prendre plusieurs formes, mais je ne veux plus être seule. C’est difficile d’organiser des événements seuls, j’ai donc vraiment besoin de l’aide de la population. »
Les gens sont ainsi invités à prendre part au projet et à en parler autour d’eux, pour le faire connaitre dans l’ensemble de la MRC.
La SPA mobile
La première mission de la SPA mobile du Québec est de participer à l’organisation de cliniques de micropuçage et de stérilisation ciblée afin de contrer la surpopulation animale.
Elle travaille donc directement avec différents refuges pour animaux, OSBL venant en aide à des gens, municipalités, etc.
Sa directrice générale adjointe, Isabelle Vachon-Girard, indique qu’une journée ordinaire, pour stériliser 22 chats, coûte environ 5000 $. Elle précise toutefois qu’il s’agit d’une estimation un peu grossière, étant donné l’absence de détails à ce stade-ci du processus.
“ Donc, pour environ 50 chats, il faut deux journées de stérilisation incluant une vétérinaire, une technicienne en santé animale, une aide-technicienne en santé animale et une gestionnaire pour l’organisation de la journée et la prise en charge de la logistique. Ce sont de bonnes journées, mais elles sont nécessaires puisque les ressources sont vraisemblablement limitées dans le secteur où nous allons ! Les refuges peinent à trouver des places pour stériliser ”, mentionne Mme Vachon-Girard par courriel.
Puisque l’équipe se déplace de Montréal, des frais supplémentaires pour le déplacement et l’hébergement doivent aussi être considérés.
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