Un plan de gestion ajusté pour le bar rayé…et davantage de pêche !

Par Emelie Bernier 8:59 AM - 28 juillet 2026 Initiative de journalisme local
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Le bar rayé est notamment prisé pour le plaisir de pêche qu'il procure. Photo Facebook : ministère de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs

Le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) a officialisé son premier Plan de gestion du bar rayé au Québec. L’objectif ? Assurer la pérennité de l’espèce, tout en donnant le feu vert à une expansion contrôlée de la pêche récréative.

Sur le terrain et au bout des perches, la présence du bar rayé est sans équivoque. Le statut de l’espèce quasi éradiquée dans les années 1960 nécessite encore une certaine surveillance selon le MELCCFP et Pêche et Océan Canada.

« Malgré la résilience de l’espèce, la pérennité des populations de bar rayé sur le territoire demeure une préoccupation et impose une approche de gestion prudente, qui favorise une exploitation durable de la ressource », estime-t-on au MELCCFP.

Le tout premier plan de gestion québécois du bar rayé considère les deux populations provinciales, celle du fleuve Saint-Laurent et celle du sud du golfe du Saint-Laurent.

Il s’appuie sur des consultations réalisées auprès des communautés autochtones, des partenaires fauniques et des pêcheurs commerciaux.

Plusieurs de ces derniers redoutent par ailleurs la présence grandissante de ce « prédateur généraliste et opportuniste », selon des termes employés dans le plan de gestion,qui s’alimente d’une grande variété de poissons (éperlan, capelan, saumon), de crustacés (crevettes, crabes) et d’invertébrés, avec des impacts non négligeables sur leurs opérations.

43 actions sont inscrites au plan d’action. Elles visent notamment à « améliorer les connaissances sur l’espèce, son habitat et sa place dans l’écosystème du Saint-Laurent » et à « développer et promouvoir un accès responsable à la ressource ».

La protection des habitats et la prise en compte des changements climatiques dans la gestion de l’espèce ont également droit de cité.

La pêche au bar rayé est actuellement interdite dans une partie du fleuve Saint-Laurent, soit celle située à l’ouest des environs de Rimouski et de Portneuf-sur-Mer, en vertu de la Loi sur les espèces en péril du Canada. Le déploiement des nouvelles modalités de pêche n’est pas connu à ce jour, mais celles-ci seront en « adéquation avec la biologie de l’espèce ».

Les secteurs de pêche seront déterminés pour « tenir compte de la répartition principale des populations, de leurs statuts respectifs et des périodes critiques du cycle de vie ».

La saison de pêche sera « harmonisée, lorsque cela est possible, avec celle d’autres espèces » et prendra en compte certaines périodes de vulnérabilité tels l’hivernage (à partir de novembre) et la reproduction (de la mi-mai à la fin juin).

Des restrictions sur les engins de pêche, la longueur des prises et le nombre de prises quotidiennes encadreront également la pêche. 

La pêche récréative au bar rayé, notamment en Gaspésie, contribue pour plus de 37 M$ au produit intérieur brut du Québec et soutient quelque 400 emplois, toujours selon les données du plan de gestion.

Pour consulter le plan de gestion, c’est ici.

Bar rayé : déséquilibre croissant dans le Saint-Laurent

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