La poussière de gravier dérange
Les résidents se plaignent aussi des nids-de-poule et de la grille d’égout pluvial qui peuvent causer des crevaisons de pneus. Photo Nayeli Chavez
Une partie de la route l’Anse-St-Jean non asphaltée gêne le quotidien des habitants. L’un d’eux a pris la parole pour dénoncer la situation, lors de la dernière séance du conseil municipal de la Ville d’Amqui, le 20 juillet.
Danis Lepage estime qu’il manque 300 mètres d’asphalte vers la fin de cette route. Lorsque les voitures passent, un nuage de poussière apparait. « La limite de vitesse est de 30 km/h, mais il y en a qui ne l’a respect pas. »
M. Lepage est revenu habiter au Québec il y a un an. Il soutient que des plaintes ont été déposées, sans spécifier le nombre, mais qu’aucune action n’a été entreprise. De plus, des quatre-roues empruntent ce chemin pour se rendre sur les sentiers, en plus des marcheurs et des cyclistes. Il ajoute que les conséquences se vivent également à l’intérieur des résidences. « On vit dans la poussière. »
Plusieurs sont d’accord
L’Avant-Poste s’est rendu sur les lieux. Un homme âgé se promène dans la rue. Même s’il n’est pas toujours chez lui, il appui la remarque de Danis Lepage. Ses vitres se salissent rapidement. « Si on ouvre les fenêtres, la poussière vient à l’intérieur de chez nous », se plaint-il.
Parmi les occupants de la rue se trouve Bertrand Gonthier, un homme à la retraite. Il habite sa maison tout au long de l’année « J’ai une corde à linge, mais je ne peux rien étendre dessus. Ça va se salir. »
D’après certains habitants, cela ferait environ cinq ans qu’il y a une séparation marquée entre la fin de l’asphalte et le début de la route de gravier.
« Ce bout de chemin est considéré comme un secteur restreint et les passages sont faibles », explique le directeur général de la Ville d’Amqui, Guillaume Viel. Il assure que la Ville passe deux fois par année, soit en mai et août, afin de réaliser un nivelage de terrain et poser de l’abat-poussière.
Cette problématique est aussi vécue par les résidents du chemin au Soleil d’Or. Le mois dernier, quelques dos d’âne ont été installés près des maisons afin d’obliger les conducteurs à ralentir. « Il arrive que des gens marchent le long du chemin, mais dès qu’une voiture passe, toute la poussière se lève », exprime l’une des propriétaires du coin.
Un début de solution
La mairesse, Sylvie Blanchette, comprend la situation. « Je vis moi-même sur une route en gravier », partage-t-elle. Toutefois, le coût des travaux est un problème. « Ça ne coûte plus 100 000 $ faire 500 m d’asphalte. Maintenant, c’est près d’un million. »
Cependant, la mairesse d’Amqui évoque qu’elle et son équipe travaillent sur une « politique pour une étude des rues à paver et des routes en gravier », afin d’analyser les pistes de solutions possibles. Les discussions sont à leurs débuts, donc elle ne peut pas donner plus de détails.
Horizon
Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.