Succès pour les finissants de l’ÉNH 

Par Nayeli Chavez 2:00 PM - 10 juillet 2026
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Le public a donné une ovation debout aux humoristes de la relève. Photo Blakar Média

La Tournée des finissant.e.s est l’étape ultime pour les étudiants du programme Création artistique de l’École nationale de l’humour (ÉNH). Le 9 juillet, ils se sont arrêtés à La Captive, à Amqui, dans le cadre de la 2e édition du festival Ha!Ha!mqui. 

L’expérience a été agréable pour plusieurs. « C’est vraiment une belle salle ici », admire l’un des humoristes, Jérémy Harvey. Durant la soirée, l’énergie de la salle a envahi la scène.

Les 13 humoristes ont eu droit à un public réactif et l’animatrice, Fannie Gervais, n’a pas hésité à le faire remarquer.

À la fin du spectacle, le public s’est dispersé et on entendait les critiques positives s’envoler dans l’air.

Dans le stationnement d’à côté, une famille bretonne a roulé depuis Rimouski pour encourager la fille d’un ami. « Nous sommes venus rendre visite à notre garçon qui étudie à Montréal et on en profite pour voyager », explique la mère, Valérie Tabart. 

« Ça se voit que le stand-up est plus développé ici qu’en France », remarque l’un des quatre fils, Ismaël. Ce qui les a le plus marqués, c’est la présence et l’énergie de la relève. 

Jérémy Harvey et son numéro sur Les Éboulements et sa diction ont été le coup de cœur de plusieurs spectateurs. Photo Blakar Média

Il y avait une grande diversité en ce qui concerne le thème des numéros. Alors que Anne-Sophie Houde parlait du coup de cœur qu’elle a eu pour son enseignant, Jérémy riait de sa difficulté à avoir une bonne diction, tandis que Éric O’Brien voulait prouver qu’il était Québécois, même s’il était anglophone.

Creuser sa place

Cela fait deux ans que les 13 finissants de l’ÉNH développent leur capacité de faire rire. En plus de souligner la fin de leur parcours, c’est aussi un moyen de propulser leur carrière, d’après l’une des humoristes, Kathy-Ann Giguère. 

D’ailleurs, la plupart d’entre eux participent à des soirées d’humour. Un groupe de quatre personnes forment aussi le groupe humoristique « Les cornets », en spectacle dans quelques villes du Québec.

Cette année, la moyenne d’âge est plus élevée qu’à l’habitude, remarque l’enseignant qui les suit durant cette aventure, François Tousignant.

En effet, le plus vieux a 39 ans. « Il y a un bon niveau de maturité et c’est une cohorte très professionnelle. Ils comprennent la nature sérieuse du travail. »

Pour M. Tousignant, cela prouve que la nouvelle génération comprend l’ampleur du travail à appliquer pour se faire une place dans le domaine. 

Kathy-Ann Giguère, finissante de la cohorte de 2026. Photo Blakar Média

Pour ce soir, tous les billets ont été vendus. « On est vraiment chanceux au Québec de voir à quel point les gens aiment l’humour et aiment leurs artistes, partage l’enseignant. On est une petite population, mais on a un si grand nombre de billets vendus. »

François Tousignant s’intéresse à l’humour des autres cultures et remarque qu’il y a beaucoup de différences. « Avoir la possibilité d’amener en tournée des étudiants qui viennent de terminer l’École et qui vont remplir des salles de 100, 200 ou 500 personnes, c’est exceptionnel. »

Au total, les finissants de l’ÉNH ont eu 25 dates de présentations à travers la province.  

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