La Ville d’Amqui dénonce le vandalisme
La salle communautaire a été saccagée. Photo Ville d’Amqui
La Ville a constaté une augmentation des actes de vandalisme sur ses installations. La salle communautaire du complexe municipal a été saccagée et l’espace sportif Desjardins n’a pas été épargné, ces dernières semaines.
Selon un communiqué de presse envoyé ce matin, les employés du camp de jour de la Ville ont découvert un carnage à la salle communautaire, leur lieu d’accueil, lundi.
La Ville a rapporté que les chaises et les tables étaient renversées ou brisées, le matériel pour les jeunes était au sol, l’équipement d’entretien a été endommagé, etc.
Habituellement, c’est dans cette salle que les groupes du camp prennent leur repas, organisent des activités et font leurs rassemblements.

Des employés municipaux ont été en mesure de remettre la pièce en ordre et les jeunes ont pu recommencer à l’utiliser.
Outre la salle communautaire du complexe municipal, la Ville d’Amqui a observé une récurrence du vandalisme dans les blocs sanitaires de l’espace sportif Desjardins du parc Pierre-et-Maurice-Gagné. On donne l’exemple de toilettes qui ont été bouchées avec du paillis et de la terre, il y a environ trois semaines. Un lavabo a aussi été arraché.

Le prix à payer
La mairesse, Sylvie Blanchette, trouve la situation épouvantable en raison des efforts mis dans les services et installations. « Quand nos citoyens ou des touristes qui s’arrêtent à Amqui voient des dommages comme ceux-là, ils ne peuvent pas profiter des investissements qui ont été faits. »
Ces actes engendrent des coûts, que les contribuables devront assumer, d’après ce qu’on peut lire dans le communiqué. « Il y a des articles qui vont devoir être remplacés et ce sont des dépenses qui n’étaient pas planifiées », explique Mme Blanchette. Étant donné que le montant des dégâts n’est pas assez élevé, les assurances ne peuvent pas couvrir les coûts.
De plus, ces actes de vandalisme « mobilisent inutilement les employés municipaux pendant plusieurs heures, au détriment des services et des travaux qu’ils doivent normalement réaliser ».
Renforcer la sécurité
La mairesse affirme que des caméras de sécurité sont installées autour des établissements. « On va en rajouter. » En effet, celles déjà présentes n’ont pas réussi à tout filmer.
Afin de limiter les risques, Sylvie Blanchette envisage peut-être de diminuer les heures d’ouverture de la salle communautaire et des salles de bain. « On fait confiance aux gens, on leur offre des plateaux sportifs, des espaces pour s’amuser et on ne veut pas être obligé de tout surveiller », déplore-t-elle.
Mme Blanchette encourage la population à aviser la Sûreté du Québec (SQ) et la Ville si d’autres gestes similaires sont observés.
La SQ mène présentement une enquête sur la situation.
À Causapscal
Le Site patrimonial de pêche de Matamajaw a subi le même sort, le 5 juillet. La directrice, Édith Ouellette, a partagé une photo où la pancarte, normalement posée devant l’entrée, a été détruite.
Mme Ouellette ne souhaite pas commenter la situation et la publication a été supprimée du réseau social Facebook, quelques jours plus tard.
La SQ confirme qu’une enquête est en cours.

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