Lors de la séance ordinaire du conseil d’administration du Centre de services scolaire des Monts-et-Marées (CSSMM) du 30 juin, une mise à jour de Perspective 2034 – c’est-à-dire le plan décennal de maintien des bâtiments du CSSMM – a été présentée par la directrice générale par intérim, Sandra Théberge.
Elle a précisé que la numérotation qui désigne les phases ne correspond pas nécessairement à un ordre chronologique. Elle a réitéré que des changements pouvaient survenir, mais que le contenu de Perspectives 2034 détaille les plans de l’organisation pour le moment.
« L’une des phases, soit le projet de nouvelle école à Amqui, contient des changements par rapport à ce qu’on avait imaginé au départ, suivant des rencontres. Quand on dit que les phases sont en évolution, vous en avez la preuve, puisque ce qui y était écrit, il y a quelques mois, a évolué et changé en fonction de l’évolution des dossiers. »

Phase 1
La première phase concerne la fermeture du bâtiment de Saint-Vianney.
« On se rappelle qu’il y avait de huit à neuf élèves à Saint-Vianney. On souhaitait donc regrouper les élèves dans un seul bâtiment. Tout ce qui a été fait est inscrit là. Le 27 janvier dernier, nous avons mis en vente le bâtiment et nous avons des discussions avec la municipalité, donc les démarches sont entreprises, mais nous n’avons pas d’autres nouvelles de ce côté. »
Cette phase touche aussi Sayabec.
« Concernant le regroupement de la clientèle, qui pourrait être envisagé, on dit qu’au moment opportun – pour le moment il n’y a pas de consultation lancée pour Sayabec – un avis de consultation publique sera lancé. La proposition du Centre de services est de regrouper toute la clientèle de Sayabec dans le bâtiment, présentement réservé aux services du secondaire qui peuvent accueillir jusqu’à 319 élèves. »
Phase 3
Le même principe s’applique pour la phase 3, qui concerne Saint-Damase, Saint-Noël et Saint-Moïse, suite au regroupement des conseils d’établissement de l’École Sœur-Rachel-Fournier de Saint-Moïse à celui de Saint-Damase-La Volière de Saint-Noël. Depuis le premier juillet 2025, cette école porte de nom d’École des Trois-Boisés.
Il est mentionné que l’École compte actuellement trois bâtiments. Au 30 septembre 2025, celui de Saint-Moïse accueille 25 élèves. Celui de Saint-Damase en accueille 20, tandis que celui de Saint-Noël en accueille 59.
La proposition du CSS est de regrouper toute la clientèle des trois municipalités identifiées ci-haut dans le bâtiment de Saint-Noël qui est au centre de ce territoire. Comme pour Sayabec, il est indiqué qu’un avis de consultation publique « sera lancé en temps opportun et les diverses rencontres viseront les membres du conseil d’établissement, les parents concernés, les membres du comité de parents ainsi que la population. »
Phase 4
Dans la phase 4, il est proposé par le CSS de regrouper toute la clientèle de Causapscal dans le bâtiment présentement réservé aux services du secondaire.
Cette fois, il est stipulé qu’un avis de consultation publique est lancé pour la tenue de rencontres de consultations en octobre 2026, qui viseront les membres du conseil d’établissement, les parents concernés, les membres du comité de parents ainsi que la population.
« À Causapscal, le bâtiment primaire a vraiment des enjeux, qui font que l’on doit fermer certains secteurs. Il y a quelques classes qui sont dirigées dans le bâtiment de l’école secondaire, qui peut quand même accueillir 464 élèves, mais qui n’en accueille qu’une cinquantaine. Vous comprendrez que ça devient un bâtiment qu’on n’utilise pas de façon optimale. »
La dernière phase qui concerne la MRC de La Matapédia est la phase 5, pour la construction d’une nouvelle école à Amqui.
Le 23 septembre 2025, le conseil d’administration a résolu de déposer une demande de construction d’une école neuve de niveaux préscolaire et primaire pour la ville d’Amqui. Si le projet est accepté par le PQI, il verrait le jour sur le terrain actuel de l’école Sainte-Ursule à Amqui.
Lorsque la nouvelle école aurait accueilli les élèves de Sainte-Ursule, le bâtiment actuel serait détruit. L’espace récupéré permettra d’aménager une cour d’école et même d’envisager d’autres projets avec la ville. Les élèves de l’éducation des adultes, qui occupent actuellement une partie de l’école Sainte-Ursule, seraient quant à eux dirigés vers le bâtiment de l’école secondaire Armand-Saint-Onge.
« C’est le bâtiment de Sainte-Ursule qui pose problème : il n’est pas dangereux pour les élèves, ils y sont encore en sécurité, mais la structure se détériore quand même plus rapidement qu’on ne l’envisageait. On a fait la demande pour reconstruire une école à l’école Sainte-Ursule pour le bassin des élèves de cette même école. Dans notre nouveau projet, on ne touche pas à l’école Caron. »

Madame Théberge précise que le Centre de services scolaire est en attente de l’évaluation de sa demande et de son acceptation pour la construction d’une nouvelle école. Cette précision fait suite à la déclaration du député Pascal Bérubé, voulant que le projet ait lieu. Son équipe a, depuis, clarifié n’avoir obtenu aucune confirmation écrite concernant un financement de ce projet par Québec.
Dans la phase 5, il est stipulé que des rencontres se sont tenues avec la municipalité de Saint-Léon-le-Grand en 2025-2026 et que l’objectif est de garder son école à long terme. Différents scénarios seront à l’étude et en discussion.
Réactions
La porte-parole du Comité Sauvons nos écoles, Ginette Lemieux, a assisté à la séance du conseil d’administration. Elle s’est adressée aux membres du conseil pendant la période de questions.
« Vous parlez encore de consultations publiques. Advenant le cas où, prenons par exemple les citoyens de Causapscal, décident qu’il n’y aura pas de fusion et qu’ils veulent garder leur primaire et leur secondaire. Est-ce que ça s’arrêtera là ou bien que le conseil d’administration va prendre la décision finale? », a demandé madame Lemieux.

La directrice par intérim, madame Théberge, a réitéré que le processus de consultation publique ne s’apparentait pas à celui d’un référendum.
« Il faut se rappeler ce qu’est une consultation, madame Lemieux. Ce n’est pas un référendum. Lors d’une consultation, on présente le projet qu’on croit être le bon. Les gens nous influencent, nous amènent des éléments. Ils peuvent nous dire qu’ils sont pour ou contre, mais ça reste que ce n’est pas un référendum. Je n’ai pas besoin de l’accord de 50 % de la population pour prendre une décision. Ça reste le conseil d’administration qui prend la décision. »
Contactée après la séance, madame Lemieux a confirmé avoir entrepris des discussions avec le maire de Sayabec concernant les différentes options possibles.
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