L’indépendance au cœur de la discussion

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Par Véronique Bossé 3:57 PM - 3 juillet 2026 Initiative de journalisme local
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Pascal Bérubé tentera de briguer un 7e mandat comme député. Photo Véronique Bossé

Au lendemain de la Fête nationale, au deuxième étage de La Captive, au centre-ville d’Amqui, l’investiture de Pascal Bérubé a confirmé qu’il serait le candidat du Parti québécois en vue des élections du 5 octobre. 

Cette annonce, qui n’était ni une nouvelle ni une surprise pour personne, aura permis au principal intéressé de se projeter dans l’avenir, tout en regardant le chemin parcouru. Presque immédiatement une fois sur scène, le député a récité une partie du poème « Pour mon rapatriement » de Gaston Miron, donnant ainsi le ton à la soirée.

« Je n’ai jamais voyagé vers autre pays que toi mon pays. Je ne suis pas revenu pour revenir, je suis arrivé à ce qui commence. Gaston Miron visait dans le mille. C’est pour ça que je fais de la politique. D’abord pour ma région, dont je suis tellement fier, mais aussi pour le pays du Québec. Si c’était seulement pour cette région, le pays serait fait depuis 1995 », a déclaré monsieur Bérubé, en référence au résultat du référendum pour l’indépendance, où la Matapédia avait répondu oui à 64,30 %.

Monsieur Bérubé a également rappelé les événements de l’élection d’octobre 2022, au cours de laquelle ont été élus trois députés péquistes, soit le chef du parti, Paul St-Pierre Plamondon, le député des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau et lui-même.

« Au lendemain de l’élection, on nous regarde de haut. On se fait dire qu’on n’a presque pas de moyens pour travailler à l’Assemblée nationale. Effectivement, ils ont tenu parole. On n’avait à peu près aucun moyen, mais ce n’est pas grave parce qu’on a du cœur, de l’énergie et qu’on est animé par l’esprit des premiers militants du Parti québécois. »

Pascal Bérubé n’a pas passé sous silence la première action entreprise par le trio péquiste à son arrivée à l’Assemblée nationale : le refus de prêter serment d’allégeance au roi. 

« On regarde ça et on se dit : si on n’y croit pas, pourquoi est-ce qu’on le ferait? On ne le fait pas. Notre premier geste a été de ne pas poser le geste, de ne pas prêter serment à une monarchie étrangère qui, de Londres, déciderait d’un mandat qui m’a été confié par la population de ce comté? Jamais. »

Il estime que cette décision coïncidait avec les idéaux défendus par les militants péquistes depuis la fondation du parti. 

« C’est pour cette raison que j’ai autant de respect pour ceux qui m’ont précédé. Qu’ils soient des militants ou des députés. On a tous été engagés pour notre région d’abord, mais aussi, très assumés pour l’indépendance du Québec. Ça donne un sens à la vie politique. Ce serait facile d’être le député d’une formation qui est là simplement pour prendre le pouvoir et ensuite prendre tous les moyens pour le garder. Ce n’est pas le destin du Québec. Je pense que nous n’avons pas choisi la voie la plus facile, mais la plus responsable. »

Le péquiste mentionne que cette voie est celle qui dit : « on est capable« .

« On est capable de gérer l’ensemble de nos taxes et de nos impôts.

On est capable de signer toutes nos lois, tous nos traités internationaux. Pourquoi serions-nous la seule nation de la Terre qui serait incapable de gérer ses affaires et de faire un pays? Moi, j’y crois. Il n’y a aucune nation qui est devenue un pays et qui l’a regretté. Ça ne sera pas différent pour le Québec. »

Fier de ses accomplissements

Pascal Bérubé a aussi évoqué sa fierté à l’égard des réalisations qu’il a pu accomplir dans une circonscription qu’il considère comme compliquée en raison de son nombre important de municipalités, soit 45, réparties dans trois MRC : La Matanie, La Mitis et La Matapédia. 

Le maintien de la circonscription, qui évitera à La Mitis d’être séparée en deux a aussi été soulevé.

« Encore mieux, pour la première fois de l’histoire, la personne qui sera élue le 5 octobre prochain va porter un nouveau titre : le ou la député(e) de Matane-Matapédia-Mitis. Cette erreur historique est maintenant réparée avec un projet de loi privé que j’ai déposé et qui a été adopté à l’unanimité. Non seulement on sauve le comté, mais on garde La Mitis unie et on va nommer, dans les lieux de pouvoirs, quand ça compte, La Mitis. »

Si le député a choisi Amqui parmi les 45 municipalités de sa circonscription pour son investiture comme candidat, ce n’est pas non plus un hasard. 

« Le mandat de 2022 – 2026 a débuté avec un événement tragique, qui s’est passé à proximité d’ici, en mars 2023. On ne peut pas faire grand-chose face à ça. C’est une tragédie qui ébranle notre communauté, mais je me rappelle comment nous, les élus, Kristina [Michaud], la mairesse Sylvie Blanchette et moi devions trouver des mots pour réconforter et apaiser la grogne qui était là. Pour éviter les débordements et essayer de trouver un sens malgré la douleur, sans jamais oublier ce qui s’est passé. »

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