Retour du train : confiance pour 2027
Le député Maxime Blanchette-Joncas. Photo Véronique Bossé
Le député de Rimouski-La Matapédia, Maxime Blanchette-Joncas, dressait récemment le bilan de sa session parlementaire à Ottawa.
Lors de cet exercice, un élément particulièrement d’intérêt pour la région a été soulevé, soit la possibilité d’un retour d’un service ferroviaire quotidien en 2027.
« En ce moment, les citoyens du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie ont accès de façon très limitée au transport ferroviaire. Le train passe trois fois par semaine : le lundi, le jeudi et le samedi », explique le député en rappelant que le train circule aux alentours de 2 h du matin à Rimouski.
Il martèle que le train n’est pas un luxe, mais un outil de développement économique « autant pour la mobilité que pour le désenclavement de nos milieux ruraux. » Il a bon espoir de voir ce dossier se concrétiser dès l’an prochain.
« Nous avons présentement des pourparlers avec VIA Rail et la pression politique a fait en sorte que nous avons pu conscientiser l’importance de cet enjeu auprès de leurs représentants et on pense qu’en 2027, on serait capable d’avoir un train quotidien, de jour. »
Sans vouloir trop s’avancer sur les détails techniques, M. Blanchette-Joncas mentionne que ce train permettrait de relier la Gaspésie jusqu’à la ville de Québec. Il a d’ailleurs rappelé qu’une pétition pour le retour du train (e-7344) circule présentement.
« J’invite tout le monde à la signer, il faut envoyer un message fort à VIA Rail. Il faut lui faire savoir que ce dossier préoccupe les gens de chez nous et que le train, qui passe à proximité de nos municipalités, est payé par nos taxes et nos impôts. Il serait donc bénéfique de pouvoir l’utiliser, puisqu’on y contribue. »
Au moment d’écrire ces lignes, la pétition comptait 1434 signataires. Le député a aussi souligné qu’à une époque, le train fonctionnait d’une façon considérable. « Imaginez-vous, dans les années 1990, il y avait 100 000 usagers par année qui utilisaient le train. Ce n’est donc pas quelque chose qui n’existait pas ou qui n’a jamais été utilisé : au contraire. […] À cette époque, nous avions même deux trains par jour. L’un partait vers l’ouest et l’autre vers l’est. »
Soutien aux organismes et à la relève
Dans son bilan, le député a aussi évoqué que, cette année, 23 organismes de la circonscription se partageront 445 104 $ dans le cadre du programme Nouveaux Horizons pour les aînés.
« C’est un montant significatif. Je suis à même de le constater. Les groupes d’aînés ont besoin de socialiser et de briser leur isolement. Je vous répète des chiffres : une personne sur quatre au Bas-Saint-Laurent a 65 ans et plus. D’ici 15 à 20 ans, ce sera une personne sur trois et le Bas-Saint-Laurent est la deuxième région la plus vieillissante dans tout le Québec. Si je mets autant l’accent là-dessus, c’est parce que les besoins sont plus grands dans notre région, comparativement à d’autres régions de la province. »
Par ailleurs, le programme Emplois d’été Canada représente un investissement de 1,67 million de dollars dans la circonscription et permettra à 377 jeunes d’acquérir une expérience professionnelle auprès de 251 employeurs de la région. Il s’agit d’une somme record pour le député dans la nouvelle circonscription de Rimouski-La Matapédia.
La guerre tarifaire aura été un autre combat important pour le député et son parti. « Le Bloc Québécois a poursuivi son travail. Nous avons réclamé une aide d’urgence pour les petites et moyennes entreprises, ainsi que pour les travailleurs de secteurs qui sont durement touchés. Pour la région, ici, nous avons défendu l’industrie forestière québécoise, qui demeure essentielle pour notre économie. »
Le parti a également poursuivi ses interventions pour protéger le pouvoir d’achat des aînés, notamment en réclamant l’équité pour tous les retraités de 65 ans et plus admissibles à la pension de la Sécurité de la vieillesse.
« Le gouvernement fédéral a créé deux classes d’aînés. Je me permets de le dire, c’est une discrimination, une injustice qui est frappante. En 2022, le gouvernement de Justin Trudeau avait bonifié la pension de la Sécurité de la vieillesse de 10 %, mais seulement pour les aînés de 75 ans et plus. Ça n’a pas de sens. La pension est accessible à partir de 65 ans, mais seule une partie des aînés peut se prévaloir de la bonification. Je peux vous dire qu’un aîné de 74 ans ne paye pas son panier d’épicerie moins cher qu’un aîné de 75 ans. Même chose pour ses médicaments, son logement ou ses vêtements. Il faut corriger cette injustice. »
Pour ce faire, il explique que le Bloc a présenté un nouveau projet de loi, pour lequel il espère avoir l’appui de l’ensemble des partis.
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