L’héritage de bénévoles passionnés

Avatar photo
Par Véronique Bossé 4:00 PM - 1 juillet 2026 Initiative de journalisme local
Temps de lecture :

Le début de la rencontre du 21 juin. Photo Nayeli Chavez

Le 21 juin, à Saint-Alexandre-des-Lacs, dans La Matapédia, se tenait la première activité du 25e anniversaire du Sentier international des Appalaches – Québec (SIA-QC). Une trentaine de participants étaient réunis pour prendre part à une randonnée et souligner l’implication bénévole qui permet au sentier de célébrer ses 25 ans d’existence.

Sur place, le représentant du secteur Vallée de La Matapédia pour SIA-QC, Gaétan Roy, a tenu à remercier ces bénévoles, présents depuis autant d’années, même parfois plus, étant donné que la Corporation existe pour sa part depuis 30 ans, c’est-à-dire l’organisme à but non lucratif du même nom que le sentier.

« Durant les cinq premières années, il y en a qui ont travaillé fort dans la Vallée pour tracer le sentier, aller chercher des droits de passeurs et faire accepter le tracé par l’organisation. »

M. Roy a aussi souligné l’apport des propriétaires de lots boisés, qui ont accordé à la Corporation des droits de passage.  « Sans eux, le sentier n’existerait pas. Merci également à toutes les municipalités qui nous ont permis de bâtir des abris et des installations intéressantes. »

Une œuvre qui perdure

Geneviève Imbeault, qui est membre du conseil d’administration de l’organisation, estime primordial de souligner les 25 ans d’un projet comme le SIA-QC.

« C’est quelque chose qui a perduré. Ce n’est pas rien. C’est parti d’une idée, d’un sentier et ils ont réussi à tout mettre sur pieds, malgré toutes les embuches et les subventions à aller chercher année après année. C’est du travail qui est laborieux. Il ne suffit pas de faire le sentier, il faut aussi le maintenir, donc je pense que c’est super important de souligner toutes ces années », indique celle qui espère que le sentier existera le temps d’un autre 25 ans.

Elle rappelle que les randonnées de l’été 2026 sont aussi des occasions de mettre en place des clubs de randonnées dans chacun des secteurs du SIA. 

« On voudrait que chaque secteur ait des gens qui s’inscrivent et qui s’impliquent, car nous aurons aussi besoin de bénévoles pour ces clubs. Il y en a déjà un qui existe sur La Côte-de-Gaspé et qui fonctionne très bien depuis plusieurs années. »

L’ancien directeur général du SIA Québec, Anthonin Michaud, était lui aussi de la fête, en compagnie de sa chienne, Simone. 

« Je viens fêter les 25 ans d’une œuvre incroyable, qui a essentiellement été réalisée par des gens du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie, qui la tiennent à bout de bras. Il faut rendre hommage à ces bénévoles », estime M. Michaud. 

Il explique que cette œuvre est particulièrement exigeante en termes d’entretien. « C’était déjà exigeant avant la COVID-19, mais depuis, les coûts d’entretien ont explosé. La fréquence des chablis et des coups de vent dans le secteur de Côte-de-Gaspé a provoqué beaucoup d’inondations, de passerelles et de ponts. On est obligé de revoir nos spécifications et ça fait en sorte qu’on doit lever les passerelles. Ç’a exigé beaucoup en termes de nouveau budget. »

Comme le mentionnait Daniel Bélanger en entrevue avec L’Avant-Poste avant la randonnée du 21 juin, le SIA Québec doit composer avec des enjeux de mains-d’œuvre : quelque chose que monsieur Michaud a lui aussi constaté.

« Nos bénévoles sont tous de bons vieux passionnés. On était à peu près tous là en 2000. Ça fait qu’on a un enjeu de relève, mais ça commence à débloquer. On voit apparaître les jeunes. »

Et pour preuve, l’une des bénévoles présentes le 21 juin, Diane Bouchard, participait à la randonnée en compagnie de sa petite-fille.

« Je fais beaucoup de randonnées avec elle. Je lui ai dit de demander à ses amies de venir et elles ont vraiment aimé l’expérience. Elles planifient de faire d’autres randonnées ensemble », mentionne celle qui conduisait aussi l’autobus responsable de conduire les randonneurs vers le point de départ. 

Mme Bouchard se disait cependant déçue de ne pas avoir vu plus de citoyens de la Vallée. Elle suppose que les accès au sentier sont peut-être encore méconnus, bien qu’à son avis, ils gagnent à être connus. 

« Ce qui est bien ici, c’est que c’est à cinq minutes de la maison. En étant à Lac-au-Saumon, on est à cinq minutes. Il y a des sentiers qui partent d’Amqui, en plein centre-ville et qui peuvent rejoindre le sentier. Ça vaut la peine de les connaître, au lieu d’aller marcher sur l’asphalte. Surtout l’été quand il fait chaud, on est vraiment mieux dans le bois. La température y est plus fraîche. On sent moins la grosse chaleur. »

Rappelons que l’activité du 21 juin était la première de quatre rencontres. La seconde se tenait le 27 juin à Gaspé, la troisième sera le 22 août en Matanie et la quatrième se tiendra le 12 septembre en Haute-Gaspésie.

Cette dernière donnera lieu à un grand rassemblement de tous les bénévoles et les partenaires au Mont-Louis. 

S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires

À lire également

295 cyclistes pour le Défi Vélo Plein air

Retour du train : confiance pour 2027

Fleuve Saint-Laurent : 19 bélugas retrouvés morts en 2025

Horizon

Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.