De l’art urbain au parc Pierre-Olivier-Fournier
Léonie Therrien-Tremblay a exécuté le mandat en huit jours. Photo Nayeli Chavez
Les amateurs du parc de planche à roulettes Pierre-Olivier-Fournier peuvent enfin profiter des structures peintes par Léonie Therrien-Tremblay. Les éléments intégrés permettront de développer un sentiment d’appartenance.
L’artiste avait une ligne directrice à suivre, à la suite de consultations avec les citoyens, effectuée en 2025. « Il y avait entre autres l’amitié, le sport et l’entraide », mentionne l’artiste du projet « T’as de la chance », Léonie Therrien-Tremblay.
Pour réaliser ce projet, la Ville d’Amqui a obtenu une subvention de 21 000 $, dans le cadre de l’aménagement du parc et du carrefour sportif. « C’est possible de marier le sport et l’art culturel », insiste la mairesse d’Amqui, Sylvie Blanchette.
La date limite pour utiliser ce montant était le 30 juin.
« Ce qu’on voit, cette ambiance-là, ça vient du monde du skatepark, du streetart, et c’est pour ce genre d’environnement », mentionne Mme Therrien-Tremblay. Elle remarque que les graffitis ne sont pas autant populaires en région qu’en ville. « C’est normal que ça ne soit pas naturel, explique-t-elle. Mon concept a été d’imaginer des graffitis et de les grossir. » De cette manière, elle rend hommage à ce type d’art.

Si ce projet lui tient à cœur, c’est en partie parce qu’elle veut transmettre ce qu’elle a connu, plus jeune. « Moi, ça l’a influencé ma psyché et mon imaginaire, ça sera pareil pour eux. »
D’ailleurs, le président de Skateboard Québec, Jean-Philippe Roy, souligne que la jeunesse se reconnaîtra dans cet art. « Ils vont y faire attention et il y aura du respect à avoir pour garder ce genre d’espace propre. Par contre, ça ne veut pas dire que ce sera pareil pour la prochaine génération, qui ne sera pas au courant de ce qui s’est passé. »
« Il y a des gens qui préfèrent ne pas voir d’art »
« Il y a toujours une ou deux personnes qui n’aiment vraiment pas ça, mais c’est normal, rappelle l’artiste. On ne peut pas s’attendre à ce que tout le monde aime quelque chose. » Certains citoyens ont partagé être inquiets des conséquences que la peinture utilisée pourrait avoir. « Ça ne glisse pas plus, j’utilise de la peinture à béton, rectifie Léonie Therrien-Tremblay. Même notre coordonnatrice a testé avec ses chaussures, sous la pluie. »

Les jeunes du quartier avaient hâte que le parc soit de nouveau accessible en journée. « Il y a même un petit garçon qui est venu me dire que ça allait mieux qu’avant », dit-elle, en rigolant. Depuis le 15 juin, le parc n’était accessible qu’à partir de 19 h, si l’artiste était absente.
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