Fanyka Malenfant, originaire de Saint-Cyprien, est, elle aussi, lauréate du concours Chapeau les filles! Elle vient de compléter la première de deux années de formation au Centre de formation professionnelle d’Amqui, au double DEP Mécanique industrielle de construction et d’entretien et Électromécanique de systèmes automatisés.
L’étudiante a eu une preuve assez marquante de la prédominance masculine de ces milieux, puisqu’elle est la seule femme de sa cohorte, et ce, depuis le début.
« Pour être honnête, je m’attendais à ce qu’il y ait très peu de filles. J’avais terminé mon DEP en soudure avant de déménager à Amqui et on était quatre filles, ce qui est assez surprenant pour un domaine typiquement masculin. En m’inscrivant ici, je me disais, s’il y a une autre étudiante, je serai contente, mais il n’y en avait pas. Ça ne me dérange pas, parce qu’en général, je m’entends assez bien avec les garçons et je suis capable de prendre ma place, même en étant la seule fille. »
Fanyka Malenfant entretenait à une époque, le désir de devenir enseignante.
« En secondaire 4, j’ai eu beaucoup de difficulté à l’école, dans des matières assez fortes. Je me suis dit qu’il n’y avait aucune chance que j’aille au Cégep. Au même moment, j’ai commencé à travailler pour la compagnie à mon père et j’ai vraiment aimé ça. C’est à ce moment-là que j’ai décidé d’aller faire mon DEP en soudure. Je me suis rendu compte que j’adorais souder, mais peut-être pas au point de faire ça tous les jours de ma vie. Je me suis demandé ce qui viendrait compléter les connaissances que j’ai acquises avec ce premier DEP et la réponse était : la mécanique industrielle. Après, j’ai pensé que tant qu’à y aller, j’allais faire les deux, pour avoir un total de trois DEP et pouvoir être polyvalente dans mon travail. »
Au terme de sa formation, elle sera – en plus de soudeuse – mécanicienne industrielle, ainsi qu’électromécanicienne. Pour l’instant, à mi-chemin dans son parcours, elle mentionne adorer le Centre de formation professionnelle d’Amqui.

« C’est l’une des meilleures écoles que j’ai côtoyées, en incluant mon primaire, mon secondaire et l’école de soudure à laquelle je suis allée. Amqui se démarque et de loin. Les professeurs sont très présents. Ils ont huit façons de t’expliquer quelque chose si tu ne comprends pas bien. Tout le monde s’entend bien et tous y mettent du sien. Les profs vont aussi leur maximum pour qu’on se sente bien en tant qu’étudiante. On ne m’a jamais fait sentir comme quoi j’étais à part des autres. C’est une très belle école, avec beaucoup de matériel. »
Parmi les atouts indispensables pour réussir dans ce domaine d’études, elle nomme la persévérance et une volonté claire d’en savoir toujours plus.
« Il faut toujours donner son maximum. Ce n’est pas un programme facile, il faut travailler dans ses livres et se donner au max. Il ne faut pas non plus s’arrêter au fait que c’est l’école, parce que quand on apprend quelque chose que l’on aime, on oublie qu’on est à l’école. »
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