Exploramer magasine ses requins

Par Dominique Fortier 3:15 PM - 16 juin 2026 Initiative de journalisme local
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Un aperçu du futur pavillon des requins. Photo courtoisie - Exploramer

Maintenant que les travaux du futur pavillon des requins sont officiellement commencés, il reste à trouver les pensionnaires qui y habiteront.

La prochaine étape sera de rencontrer l’organisme canadien des aquariums et zoos accrédités (CAZA) afin d’obtenir des conseils pour la suite des choses. Il faut savoir que les différentes institutions accueillant des animaux et des poissons s’échangent régulièrement des espèces entre elles. C’était notamment le cas récemment de pensionnaires de Marineland qui ont pris le chemin de l’Espagne.

« Les animaux qui vivent déjà en captivité sont privilégiés à ceux qui sont prélevés en milieu naturel », explique Sandra Gauthier, directrice d’Exploramer. D’ailleurs, les aquariums et zoos discutent souvent entre eux. « Nous échangeons déjà des espèces avec l’Aquarium de Québec et le Biodôme et même l’Aquarium de Shippagan au Nouveau-Brunswick. L’Institut Maurice-Lamontagne nous offre aussi souvent des animaux une fois leurs projets de recherches terminés. »

50 colocs

Pour ce qui est du pavillon des requins, on en cherche une cinquantaine, principalement des aiguillats communs et des aiguillats noirs. On retrouvera aussi des raies qui vivent déjà dans le Saint-Laurent. Évidemment, il y a certaines espèces qu’on sait qu’on n’aura jamais chez Exploramer. « Le grand requin blanc ne se retrouvera pas ici, puisqu’il n’a jamais vécu plus de trois mois en captivité. Il y a un consensus mondial sur le fait qu’on ne tentera plus de le garder en captivité, en plus du fait que ça prend un énorme volume d’eau », poursuit la directrice du musée.

En 2022, le biologiste et le vétérinaire d’Exploramer s’étaient rendus en Europe du Nord pour en apprendre davantage sur les aiguillats et comment s’en occuper adéquatement. C’est pourquoi c’est ce type de requin qu’on retrouvera dans les bassins du futur pavillon. Il n’y a pas de plan à court ou moyen terme d’introduire de nouvelles espèces. « D’ailleurs, c’est à partir des connaissances que nous avons acquises sur les aiguillats que nous avons conçu notre aquarium », précise Sandra Gauthier.

Cette dernière est ravie d’apercevoir les pépines s’activer à quelques mètres de son bureau. « C’est un chantier de construction en pleine effervescence. »

Rappelons que ce projet imaginé il y a plus de 10 ans s’élève à plus de 18 millions de dollars. L’inauguration officielle du pavillon est prévue pour la saison estivale 2027.

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