Classé dans l'équipe NextGen de patinage de vitesse courte piste du Canada

Entretien avec Émile Fortin

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Par Véronique Bossé 3:40 PM - 7 mai 2026 Initiative de journalisme local
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Le patineur de vitesse Émile Fortin. Photo courtoisie

À l’aube de ses 18 ans, le patineur de vitesse originaire d’Amqui, Émile Fortin, a été sélectionné pour faire partie de l’équipe nationale NextGen en patinage de vitesse en vue de la prochaine saison 2026-2027. 

Cette équipe, formée de six patineurs et six patineuses, constitue la relève de l’équipe canadienne.

« Lors de la dernière compétition de l’année, j’ai fait ce que j’avais à faire pour me classer et j’ai eu ma place », mentionne-t-il.

Cette compétition a eu lieu en mars. 

« Le fait de m’être classé signifie que j’accède à un système d’entraînement supérieur, dans un meilleur environnement, en bénéficiant d’un salaire. L’argent aide beaucoup et j’ai maintenant accès à un meilleur système d’entraînement. »

En effet, en tant que membres du programme national, ces athlètes s’entraîneront à l’Aréna Maurice-Richard à Montréal, sous la supervision d’un personnel d’entraîneurs et d’un personnel de soutien de classe mondiale.

Les patineurs auront accès à une équipe de soutien intégré basée à l’Institut national du sport du Québec, qui s’assurera que les athlètes sont en santé, en forme et psychologiquement prêts à livrer un niveau de performance optimal.

Un travail de longue haleine

Le parcours sportif d’Émile débute dès son plus jeune âge.

« J’ai commencé l’école de patin pour apprendre à patiner vers l’âge de 4 ans. J’ai fait du vrai patin à partir de 6 ans. »

Il a évolué pendant plus de dix ans au Club de patinage de vitesse d’Amqui (CPVA), sous la supervision de son entraîneur, Sébastien Cyr.

À l’âge de 15 ans, il a été recruté par le Centre régional canadien d’entraînement (CRCE), l’un des deux centres nationaux de développement en patinage de vitesse.

Depuis trois ans, presque quatre, il s’entraîne à Montréal. La vie dans la métropole semble d’ailleurs réussir au jeune athlète.

« Je viens du Bas-Saint-Laurent, alors c’est très différent, mais j’aime vraiment ça. Tout est proche, je n’ai pas besoin d’avoir une voiture, je peux marcher pour aller n’importe où ou prendre le métro. » 

Après une pause d’un mois, l’Amquien s’est récemment remis à l’entraînement.

« Nous avons recommencé à nous entraîner en faisant de la musculation, du vélo et de la course. On ne patine pas encore. Ce sera plutôt en juin. On reprend tranquillement la forme, après un petit mois de repos. Nous avons eu l’occasion de relaxer et de reprendre de l’énergie. Il faut dire que les saisons sont très longues. Ce sont 11 mois d’entraînement intensif et de compétitions. »

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