Les féministes du Bas-Saint-Laurent interpellent leurs élus
Pendant une semaine, députés et responsables des partis d'opposition ont quotidiennement reçu une lettre, chacune exposant l'une des cinq revendications prioritaires retenues par les groupes féministes. Photo Table de concertation des groupes de femmes Bas-Saint-Laurent
Dans le cadre de la 3e grève sociale Écoeuré.es d’être méprisé.es, la Table de concertation des groupes de femmes Bas-Saint-Laurent a mené, du 26 avril au 2 mai, une campagne de lettres ciblée auprès des représentants politiques de la région.
Plutôt que de multiplier les actions dans la rue comme lors des éditions précédentes, où l’avenue de la Cathédrale à Rimouski avait notamment été bloquée par un « die-in », les groupes féministes ont, cette fois, choisi de s’adresser directement aux décideurs. Pendant une semaine, députés et responsables des partis d’opposition ont quotidiennement reçu une lettre, chacune exposant l’une des cinq revendications prioritaires retenues.
Ces revendications touchent l’accès sans date de péremption à l’indemnisation des victimes d’actes criminels, la gratuité et la sécurité des soins obstétricaux, des soins d’affirmation de genre et de l’avortement, le retrait des lois 21, 94 et 9, la formation de l’appareil judiciaire sur les violences sexuelles et conjugales ainsi que l’accès au transport collectif dans la région.
Dialogue réclamé
« Nous sommes disponibles pour aider les personnes élues à mieux comprendre ou documenter ces questions afin de les porter à l’Assemblée nationale », indique Émilie Laliberté de la Table de concertation.
Les élus visés représentent la Coalition avenir Québec, le Parti conservateur du Québec, le Parti québécois, le Parti libéral du Québec et Québec solidaire.
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