Les citoyens demeurent insatisfaits

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Par Véronique Bossé 3:00 PM - 29 avril 2026 Initiative de journalisme local
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La rencontre d'information du 14 avril dernier. Photo Véronique Bossé

La rencontre d’information du 14 avril, portant sur le rôle d’évaluation, n’aura pas répondu aux attentes de tous les citoyens présents.

Avant de laisser la place à Sylvain Méthot, la mairesse d’Amqui, Sylvie Blanchette, avait expliqué que cette rencontre avait lieu, à la suite d’une demande de la part de citoyens, pour expliquer ce qu’est une nouvelle évaluation foncière, « puisque c’est de là que découle tout le reste, du point de vue de la taxation. »

Or, Jean-Claude Deroy, un citoyen d’Amqui qui s’était présenté à la séance du conseil municipal du 16 mars pour demander qu’une rencontre soit organisée, a mentionné que la présentation de monsieur Méthot ne répondait pas aux besoins qu’il avait exprimés, bien qu’il ait trouvé qu’elle avait, elle aussi, sa pertinence.

« Actuellement, à Amqui, beaucoup de gens sont mécontents de l’augmentation de taxe. Je suis content de la présentation de monsieur Méthot. Elle était utile et elle a permis aux gens de mieux comprendre ce qu’est le rôle d’évaluation, mais, si on revient aux taxes municipales, nous n’avons pas de réponses. Il y a des citoyens qui vont se retrouver en difficulté face à la hausse des taxes. »

Il a déploré l’absence de mesures pour venir en aide à ces gens.

« Je sais qu’il y a vraiment de l’iniquité du côté des taxes municipales cette année, par rapport aux hausses des maisons. Il y a des gens qui n’ont pas augmenté, mais il y en a qui ont augmenté jusqu’à 30 %. Ça fait mal et nous n’avons pas eu la chance de discuter avec vous ou avec les membres du conseil. C’est la demande que j’avais faite le 16 mars », a indiqué monsieur Deroy.

Madame Blanchette a réitéré le fait qu’elle considère le budget 2026 d’Amqui comme étant raisonnable. 

« Pour 2026, notre budget a augmenté de 1,9 %, alors que l’IPC est de 3,2 %. Nos dépenses, qui étaient de15 700 000 $ en 2025, sont de 16 500 000 $ en 2026. Nous avons donc augmenté de 1,9 % dans un contexte où les dépenses augmentent. Nous ne pouvions faire un budget plus bas en 2026 qu’en 2025 ou 2024. Il y a des hausses de salaire et ces temps-ci, on sait que le carburant est aussi en hausse, comme le reste de nos dépenses. Alors 1,9 % d’augmentation dans un budget, c’est très raisonnable. »

Elle a ajouté qu’un budget municipal se concevait d’abord par sa colonne de dépenses. Puis,  la municipalité évalue ensuite les revenus qu’elle peut aller chercher.

« À peu près 78 % de nos revenus proviennent des taxes foncières. C’est comme ça pour les municipalités : ça peut jouer entre 70 % et 80 %, mais normalement ce sont des revenus de taxes foncières. Nous avons des revenus de compensation et on tient compte de toutes les subventions qu’on peut aller chercher. Alors, quand nous avons vu que 78 % étaient des taxes foncières, nous avons regardé le nouveau rôle d’évaluation et c’est pour cette raison que nous sommes partis, dans le résidentiel, avec un taux de taxation à 1,2755 $ du 100 $ d’évaluation. Puisque les maisons valaient plus cher, nous l’avons baissé à 1,0071 $. Nous avons un taux de taxation pour tout ce qui est résidentiel et c’est le même taux. Donc, pour aller chercher ce dont nous avions besoin pour couvrir nos dépenses, c’était 1,0071 $. »

La réévaluation du budget municipal demandée

Lors de la séance du conseil municipal du 20 avril, des citoyens ont procédé au dépôt d’une pétition contenant trois revendications, adressées aux membres du conseil.

La première étant de réévaluer le budget 2026, la seconde demande que soit revue à la baisse la hausse de taxes proposée et la troisième, qu’une communication claire, proactive et transparente soit assurée auprès des citoyens. 

Le regroupement de citoyens, présents pour le dépôt de la pétition, ont fait valoir que la hausse envisagée risquerait d’avoir des conséquences importantes sur la capacité de plusieurs ménages à faire face à leurs obligations financières.

Ils ont souligné que cette augmentation pourrait entraîner une hausse généralisée des loyers, dans un contexte déjà marqué par une pénurie de logements abordables et un manque important de logements sociaux. Selon eux, cette situation pourrait fragiliser davantage certaines familles et accroître les risques de perte de logement.

Ils ont aussi soulevé que d’autres municipalités, confrontées à des réactions similaires, ont « choisis de revoir ou d’annuler leur budget afin de mieux répondre aux préoccupations de leur population. »

La mairesse d’Amqui, Sylvie Blanchette, a accusé réception de cette pétition et a indiqué que les citoyens obtiendraient une réponse écrite de sa part.

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