L’auteur-compositeur-interprète de 22 ans, Émile Bourgault, qui était de passage à Amqui pendant quelques jours pour son spectacle du 9 avril à la Salle Jean-Cossette, a participé à quelques activités de médiation culturelle en collaboration avec Diffusion Mordicus et son directeur général et artistique Michel Coutu.
Émile Bourgault a entre autres accordé à la nouvelle radio étudiante de l’école secondaire Armand-St-Onge, sa première entrevue, à la suite de son inauguration.
Les questions, posées par deux membres du conseil étudiant, Maïka Guénard et Étienne Boudreau, portaient sur le parcours professionnel de l’artiste, sur le plan créatif et personnel.
Les notions du doute et de la motivation ont notamment été abordées. « J’ai déjà douté de moi. Surtout au secondaire en fait. Écrire des chansons, jouer de la guitare ou chanter, quand tu es dans une bulle comme le secondaire, soit ça passe, soit ça casse. Il y a ça, la gêne, le manque de confiance en soi. On se cherche aussi à cet âge-là. On ne sait pas qui on est, qui l’on veut être, alors c’est sûr que j’ai douté beaucoup au début. »
Être bien entouré
La dualité de ses intérêts pour le sport et l’art a aussi été une source de questionnement pour l’artiste. Il souligne cependant que le fait d’avoir été bien entouré l’a aidé.
« J’étais un peu un cancre à l’école. Je n’étais pas du tout bon en mathématiques et en science. J’étais meilleur en français et en histoire, mais j’ai eu la chance d’avoir des professeurs qui m’ont beaucoup soutenu et qui voyaient au-delà de mes notes, de ce que j’avais et de ce que je démontrais en classe. Ils voyaient que j’avais de l’intérêt, une passion pour quelque chose que je n’étais pas en mesure de pratiquer 100 % à l’école. »
Sachant qu’il n’était pas toujours en mesure d’être passionné par ce qu’il faisait, il a appris l’importance d’être soutenu.
« Je me suis beaucoup appuyé sur des personnes qui avaient confiance en moi, peu importe les habiletés que je démontrais dans certaines matières ou dans certains pans de ma scolarité. Je voyais dans leurs yeux qu’elles me faisaient confiance et qu’elles croyaient que j’irais loin. Aujourd’hui, il arrive que ces professeurs viennent me voir en spectacle. Je pense donc que la confiance est au centre de la motivation, que ce soit pour les parents, les amis, les profs ou les adultes. Dans un parcours scolaire, il ne faut pas s’arrêter à une note, à un travail, il faut se faire confiance et faire confiance aux personnes qui nous en démontrent. »
L’entrevue s’est conclue avec une prestation de l’artiste, qui passait ensuite un cours avec des étudiants en musique.
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