Une solution pour contrer la violence et l’intimidation
La violence est de plus en plus présente dans les écoles. Photo Adobe stock photo - Motortion
Marcel Croteau, un professeur d’arts martiaux depuis 1972, propose d’instaurer un programme dans les écoles pour aider à freiner l’intimidation.
Fort de plus de 50 ans d’expérience dans le domaine, monsieur Croteau a eu l’idée de proposer cette solution, à la suite de la lecture de l’article du journaliste Dominique Fortier, intitulé « Des travaux communautaires pour les élèves violents ? », paru dans l’édition du 18 mars de l’Avant-Poste.
L’article en question rapportait les propos du député Pascal Bérubé, quant à la suggestion du Parti québécois de tenir un grand forum « où tous les intervenants concernés seraient appelés à discuter et trouver des pistes de solution à la violence grandissante dans les écoles. »
Monsieur Croteau propose donc de mettre sur pied un programme qui se baserait sur le modèle établi par le sociologue Jacques Hébert, qui a fait plusieurs travaux sur la question.
« Il faut dire que je suis sensibilisé à ces enjeux. J’ai déjà donné des cours dans des écoles primaires, secondaires et au Cégep, mais pas dans le cadre d’un programme contre la violence, avec socialisation. On y retrouvait les valeurs de bases, mais quand tu enseignes, par exemple au primaire, c’est rarement pour plusieurs années, à moins d’avoir un programme adéquat. »
Il s’affaire donc à en bâtir un, qu’il compte proposer aux écoles.
« J’ai contacté un travailleur social, il y a quelques jours à Amqui. On va se rencontrer bientôt et il est bien content que je l’aie appelé, parce qu’il travaille entre autres pour la Polyvalente. On est vraiment au début des démarches. Mon programme comporte une dizaine de pages jusqu’à maintenant. L’idéal serait de commencer en septembre. »
Monsieur Croteau est conscient que la décision d’implanter un tel programme ne dépend pas de lui. Il estime qu’il se doit toutefois d’essayer.
« Il faut des solutions pour que les choses changent. Ça pourrait être pire, mais il ne faut pas attendre que ça le devienne non plus. […] Je n’ai pas le mot final sur la question. Tout ce que je sais, c’est que si on ne l’offre pas, on ne le saura jamais. »
En date du 30 mars, il avait aussi fait des démarches auprès du député Pascal Bérubé. Monsieur Croteau était alors en attente d’un retour.
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