Des augmentations qui suscitent du mécontentement
Jean-Claude Deroy, un citoyen d'Amqui, s'est adressé aux membres du conseil. Photo Véronique Bossé
Lors de la période de questions de la séance du conseil municipal d’Amqui du 16 mars, un citoyen, Jean-Claude Deroy, a exprimé ses doléances en raison de l’augmentation de son compte de taxes.
Citoyen d’Amqui depuis 35 ans, Jean-Claude Deroy a précisé que sa résidence se situait sur la rue du Ruisseau.
« Quand j’ai reçu mon compte de taxes, dernièrement, les cheveux m’ont pratiquement frisé. L’augmentation des taxes dans mon secteur, je la trouve exagérée. J’ai regardé autour de la rue du Ruisseau et de la route 195. En ce qui concerne l’augmentation de nos valeurs imposables, elle se situe entre 37 % et 64 %. Il y a eu des cas de 64 %, c’est un peu spécial, mais en général, c’est l’augmentation dans notre secteur. »
Il déplore aussi le fait que malgré qu’aucune rénovation ne s’est faite sur sa maison, il se retrouve avec une augmentation de 40 %.
« C’est la même chose pour tout le monde dans ma rue. L’augmentation la plus basse étant de 37 %. Alors quand vous me parlez de la diminution du taux de taxation, je m’interroge beaucoup, parce que si on veut être juste et équitable envers nos citoyens, ça ne devrait même pas augmenter, plus que le taux de l’IPC. Je peux comprendre pour ceux qui font des rénovations majeures, mais pourquoi les autres devraient payer 10 % à 20 % de plus de taxes municipales que les autres citoyens d’Amqui? »
Les mains liées
En entrevue avec L’Avant-Poste après la séance, la mairesse d’Amqui, Sylvie Blanchette, a réitéré que la Ville n’avait aucun pouvoir décisionnel sur cet aspect.
« On fait face à un nouveau rôle d’évaluation foncière. Ce n’est pas la Ville ni la MRC qui gèrent ça. La MRC a la responsabilité d’engager une firme, qui s’en occupe. On sait aussi que ce n’est pas spécifique à Amqui. On a vu le même phénomène dans d’autres villes avec un nouveau rôle d’évaluation. Comme nous avons baissé notre taux de taxation, de 1,24 $ à 1,00 $ [ndlr : du 100$ d’évaluation], ça fait en sorte que pour certains citoyens, les taxes foncières sont restées presque identiques à celles de l’an dernier, ou elles ont peut-être même diminué. »
Madame Blanchette ajoute qu’il n’est pas non plus possible d’avoir un taux de taxation différent par secteur.
« On va toujours chercher une moyenne, nous n’avons pas le choix, parce qu’on ne peut pas avoir un taux de taxation différent par secteur. Je comprends que ce n’est pas plaisant pour ceux qui ont reçu des augmentations. De ce qu’on m’a dit, l’évaluateur va souvent se baser sur la valeur à laquelle s’est vendue une maison voisine ou avoisinante. Si le même style de maison était évalué avant ça à 250 000 $, mais qu’elle s’est vendue à 350 000 $, ça se peut que ça augmente sa valeur foncière. C’est comme ça que ça fonctionne, nous n’avons aucun contrôle là-dessus. »
Elle rappelle également que le budget 2026 contenait une augmentation de 1,9 % pour les taxes résidentielles.
« C’est très raisonnable, considérant que l’essence augmente, que les salaires augmentent aussi, comme partout ailleurs. Il nous fallait donc aller chercher ce pourcentage, qui se situe sous l’IPC. Une fois répartie sur la valeur foncière, ça fait en sorte que des citoyens paient plus que d’autres, mais on ne peut rien y faire. »
Horizon
Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.