La bataille du trou noir se poursuit
Mouvement Action chômage a envoyé des cartes postales symboliques avec une « cenne noire » à l'ensemble des députés de la Chambre des communes. Photo Action-Chômage Côte-Nord
Le Mouvement Action chômage Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine poursuit le combat afin d’ajouter des semaines de prestation d’assurance-emploi pour combler l’infâme trou noir qui place les travailleurs saisonniers dans une situation précaire.
Ce n’est pas d’hier que cet enjeu plane au-dessus des têtes des travailleurs saisonniers comme une épée de Damoclès. Depuis le régime conservateur de Stephen Harper qui avait largement modifié le programme d’assurance-emploi, quelques avancées ont été faites, mais il reste toujours des gains à faire pour que les travailleurs puissent mieux respirer.
La coordonnatrice du Mouvement Action chômage Pabok GÎM, Nadia Mongeon, fait le point sur la situation. « Depuis l’arrivée des Libéraux au pouvoir, il y a eu la mise en place d’un projet pilote de cinq semaines supplémentaires pour combler une partie du trou noir. Il y a également eu des modifications pour enlever l’obligation aux travailleurs saisonniers de se trouver un emploi à 100 km de leur domicile. On peut aussi mentionner l’assurance-emploi maladie qui est passée de 15 à 26 semaines. »
Ajout de semaines souhaité
Aujourd’hui, ce que le Mouvement Action chômage demande au gouvernement, c’est d’ajouter 10 semaines de prestation pour atteindre le seuil du 35 semaines couvertes, ce qui mettrait fin au trou noir. Selon les calculs de l’organisme, cette mesure représenterait une contribution supplémentaire d’un sou noir par travailleur au Canada par tranche de 100 $. Autrement dit, il en coûterait 4,50 $ par année en cotisation pour un travailleur qui gagne 45 000 $.
C’est dans cet esprit que le Mouvement Action chômage a envoyé des cartes postales symboliques avec une « cenne noire » à l’ensemble des députés de la Chambre des communes.
Appuis de l’opposition
Du côté politique, Nadia Mongeon indique que le Bloc québécois et le NPD plaident en faveur d’une refonte du programme d’assurance-emploi, mais il reste encore des députés à convaincre. « Lorsqu’on se tourne du côté de l’est du Canada, on comprend notre réalité puisqu’ils ont des réalités similaires, mais dans l’Ouest canadien, il n’y a aucune reconnaissance. Ce qu’on nous dit, c’est que les chômeurs n’ont qu’à se trouver un autre emploi en attendant. »
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