L’UPAC en tournée gaspésienne
Le commissaire à l'UPAC, Vincent Rochette. Photo Nelson Sergerie
Le commissaire à la lutte à la corruption a passé deux jours en Gaspésie les 24 et 25 février non pas pour procéder à des enquêtes ou des arrestations, mais pour expliquer aux élus et aux dirigeants municipaux le travail de l’Unité permanente anticorruption (UPAC).
« On a trois mandats, explique d’emblée le commissaire à l’UPAC, Vincent Rochette, en entrevue avec La Voix gaspésienne. Il y a le mandat répressif que la plupart des gens connaissent. On a un corps de police spécialisé qui s’appelle le Commissaire à la lutte contre la corruption. On travaille en étroite collaboration avec Revenu Québec. On a un aspect vérification avec la collaboration de la Commission de la construction du Québec et la Sûreté du Québec. C’est nous qui faisons la vérification des entreprises autorisées auprès du gouvernement. Et ensuite, il y a tout l’aspect prévention et gestion de risque et c’est pourquoi on est ici. »
Son objectif est d’éviter que les gens se retrouvent dans l’embarras dans leur travail au quotidien. Le commissaire, qui s’est arrêté dans quelques municipalités gaspésiennes pour rencontrer les élus, voulait leur présenter les infractions sur lesquelles l’UPAC travaille, les façons de les reconnaitre et comment les dénoncer. Des moyens de prévention sont aussi donnés pour éviter des situations embarrassantes.
« Dans les plus petites municipalités, les gens se connaissent. Des fois, ce n’est pas une mauvaise intention ou une intention criminelle. Ils se disent qu’on va sauver de l’argent et du travail administratif en donnant le contrat à telle personne. Les gens peuvent se mettre dans l’embarras. Parfois, il y a de l’aveuglement volontaire, mais parfois, il y a des intentions criminelles et c’est là qu’on entre en jeu », précise Vincent Rochette.
Le taux de réussite de l’UPAC est de 80 %.
Horizon
Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.