Les luttes dans la Vallée
La journée internationale des droits de la femme est le 8 mars. Photo Unsplash
(VB) Dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars, la cocoordonnatrice et agente sociopolitique du Centre de Femmes de la Vallée de La Matapédia (CFVM), Mélissa Horan, fait le point en trois questions sur les luttes qui persistent en 2026.
1. En quoi les luttes féministes de la Vallée diffèrent-elles de celles qu’on retrouve ailleurs?
Globalement, les luttes féministes se ressemblent d’une région à l’autre au Québec. La particularité qu’on pourrait mettre en lumière dans la Vallée de La Matapédia est le manque de certains services sur notre territoire, comme une maison d’hébergement pour femmes et enfants victimes de violences entre partenaires intimes, l’accès à certains soins de santé tels que l’interruption volontaire de grossesse et des soins de fertilité, le manque de transport en commun et le manque de logements à prix modique. Ce sont tous des exemples vécus par les femmes qui contribuent à augmenter la charge mentale de certaines et surtout complexifier leur quotidien. »
2. De quelles façons se démarque le CFVM?
Le Centre de Femmes de la Vallée de La Matapédia existe depuis 36 ans. Nous travaillons donc depuis longtemps en concertation, en collaboration avec divers travailleurs·euses du milieu communautaire et public, ce qui contribue à solidifier les liens entre intervenant·es et ensuite, rendre le référencement plus efficace et naturel. Le Centre a aussi su ouvrir les discussions en lien avec l’amélioration de la condition de vie des femmes au cours des années et continue de mener les luttes en offrant des ateliers de sensibilisation et d’éducation dans le milieu, en créant de nouveaux partenariats et en organisant ou participant à des mobilisations.
3. Qu’est-il important de se rappeler, dans le cadre de la journée du 8 mars?
Que les droits des femmes ont été gagnés par les luttes féministes durement menées. Que nous sommes présentement dans une ère polarisée et que la montée de la droite accompagnée de discours haineux envers les personnes à la croisée des oppressions se multiplie. Il est primordial de rester vigilantes étant donné que nos droits ne sont pas acquis. Et surtout de garder en tête que toutes les femmes ne vivent pas la même réalité et c’est pourquoi notre féminisme se doit d’être inclusif et solidaire.
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